MIH et CREDDA nouent un partenariat pour rapprocher la justice africaine des Congolais

Goma | 30 septembre 2026

Un partenariat au service des droits humains

Le 30 septembre 2026, le Makoki International Hub (MIH) et le Centre de Recherche sur la Démocratie et le Développement en Afrique (CREDDA) ont signé un protocole de collaboration visant à promouvoir la recherche, l’éducation, le plaidoyer et l’action citoyenne au service des droits humains en République démocratique du Congo.

Ce partenariat répond à un besoin croissant de connaissances scientifiques sur les systèmes régionaux de protection des droits humains, notamment auprès des chercheurs, des défenseurs des droits humains et des étudiants appelés à interagir avec ces normes et mécanismes.

Dans le contexte congolais, cette collaboration intervient alors que la République démocratique du Congo recourt de manière croissante aux mécanismes africains de protection des droits humains, notamment à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, dans le cadre des efforts visant à lutter contre l’impunité des violations graves et répétées des droits humains.

Deux institutions complémentaires

Le partenariat repose sur la complémentarité des expertises et des expériences des deux organisations.

Makoki International Hub

Makoki International Hub (MIH) est une organisation dédiée à l’éducation, à la recherche et au plaidoyer en matière de droits humains en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.

Son action vise notamment Ă  promouvoir :

  • une culture des droits fondamentaux ;
  • la redevabilitĂ© institutionnelle ;
  • la justice sociale ;
  • l’éducation aux droits humains ;
  • la recherche et le plaidoyer.

Ses fondateurs disposent de plus de quinze années d’expérience cumulée dans la recherche, l’enseignement, la formation et le plaidoyer aux niveaux national et international.

CREDDA-ULPGL

Le Centre de Recherche sur la Démocratie et le Développement en Afrique (CREDDA) est une structure de recherche-action rattachée à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL) à Goma.

Le CREDDA conduit des études dans une perspective pluridisciplinaire et contribue à la constitution de données fiables et vérifiables susceptibles d’éclairer les politiques publiques.

Ses principaux domaines d’intervention comprennent notamment :

  • l’administration de la justice ;
  • les droits humains ;
  • la gouvernance des ressources naturelles ;
  • les conflits armĂ©s ;
  • l’environnement ;
  • le climat ;
  • la dĂ©mocratie et la gouvernance.

À travers plus d’une décennie d’activités, le CREDDA a développé une expérience dans la recherche-action et la collaboration avec différents partenaires nationaux et internationaux.

Ce que prévoit le partenariat

Conclu pour une durée d’un an renouvelable, le protocole de collaboration couvre plusieurs domaines d’intervention.

Il prévoit notamment :

  • la rĂ©alisation de recherches conjointes ;
  • la production de publications communes ;
  • le renforcement des capacitĂ©s Ă  travers des formations, ateliers et confĂ©rences ;
  • le plaidoyer auprès des institutions nationales, rĂ©gionales et internationales ;
  • les questions liĂ©es Ă  la dĂ©mocratie et Ă  la gouvernance ;
  • la promotion de la justice climatique et environnementale ;
  • le dĂ©veloppement d’activitĂ©s communes d’éducation aux droits humains.

Les deux organisations s’engagent ainsi à mettre en commun leurs expertises et leurs ressources afin de développer des initiatives susceptibles de renforcer la connaissance et la protection des droits humains en République démocratique du Congo.

Un programme de formation dès octobre 2026

Une première activité conjointe est prévue dès octobre 2026.

Quatre sessions hebdomadaires réuniront 15 membres des deux organisations, avec une attention portée aux considérations liées au genre.

Les sessions seront notamment consacrées à :

  1. la pratique contentieuse devant les organes africains de protection des droits humains ;
  2. la compréhension des mécanismes régionaux de protection des droits humains ;
  3. les modalités d’interaction des organisations non gouvernementales avec ces mécanismes ;
  4. le renforcement de la capacité des acteurs congolais à contribuer à la protection effective des droits humains.

Cette initiative vise à rapprocher les connaissances théoriques de la pratique et à permettre aux participants de mieux comprendre les mécanismes disponibles au niveau continental.

Pourquoi ce partenariat est important

La République démocratique du Congo occupe une place particulière dans le système africain de protection des droits humains.

Elle a notamment été à l’origine de la première communication interétatique introduite devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples en 1999.

En 2023, la RDC a également introduit une affaire interétatique devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, concernant la République du Rwanda.

Par ailleurs, des citoyens congolais et des organisations non gouvernementales ont utilisé les mécanismes de la Commission africaine pour porter des questions relatives aux droits humains, certaines de ces procédures ayant abouti à des décisions favorables aux requérants.

Ces expériences montrent l’importance de mieux comprendre les mécanismes régionaux de protection des droits humains.

Renforcer les connaissances et la redevabilité

Malgré l’existence de ces mécanismes, leurs règles de procédure et leurs possibilités d’utilisation restent encore insuffisamment connues par une partie de la société civile et de certaines institutions.

Le renforcement des connaissances dans ce domaine peut contribuer à une meilleure compréhension :

  • des obligations internationales de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo ;
  • des mĂ©canismes africains de protection des droits humains ;
  • des procĂ©dures de saisine des organes rĂ©gionaux ;
  • du suivi de la mise en Ĺ“uvre des dĂ©cisions ;
  • du rĂ´le que peuvent jouer les organisations de la sociĂ©tĂ© civile.

Dans cette perspective, la collaboration entre MIH et CREDDA entend contribuer au développement d’une expertise locale capable d’interagir avec les mécanismes africains de protection des droits humains.

Une collaboration fondée sur le partage d’expertise

Ce partenariat constitue avant tout un cadre de mise en commun des compétences.

L’expertise de MIH en matière de droit international des droits humains et du système africain de protection des droits humains vient compléter l’expérience académique et de recherche-action du CREDDA.

Cette complémentarité ouvre des possibilités de collaboration dans la recherche, la formation, la production scientifique et le plaidoyer.

Partager les connaissances, renforcer les capacités et rapprocher les mécanismes de justice des citoyens constituent des leviers essentiels pour une meilleure protection des droits humains.

Une dynamique tournée vers l’avenir

À travers ce protocole, le MIH et le CREDDA-ULPGL souhaitent inscrire leur collaboration dans une dynamique durable de recherche, de formation et d’engagement en faveur des droits humains.

Les prochaines activités permettront de transformer cette collaboration institutionnelle en initiatives concrètes au bénéfice des chercheurs, étudiants, défenseurs des droits humains et autres acteurs engagés dans la promotion de la justice et de la gouvernance en République démocratique du Congo.


Organisations partenaires

Makoki International Hub

Makoki International Hub (MIH) est le partenaire de cette initiative de collaboration avec le CREDDA-ULPGL.

Site web : makokihub.org

Contacts :

CREDDA-ULPGL

Centre de Recherche sur la Démocratie et le Développement en Afrique
Université Libre des Pays des Grands Lacs — Goma

Contact : kenedybindu@gmail.com
Site web : www.credda.ulpgl.net

Source et référence

Pour consulter l’article original consacré à la signature de ce protocole de collaboration :

Lire l’article original sur Makoki International Hub — MIH et CREDDA nouent un partenariat pour rapprocher la justice africaine des Congolais